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Qui ne connaît pas la fameuse chanson de Line Renaud : "Ma cabane au Canadaaaaaaaaaaaaa, c'est le seul bonheur pour moi..."? Tout le monde a fredonné au moins une fois dans sa vie ce célébrissime refrain qui a fait le tour de l'hexagone et sans doute le tour du monde dans des versions étrangères.
Mais ici, au Québec, le succès de ce 45-Tours tient plus de la franche rigolade que de la qualité du texte ou du bel organe vocal de notre Line nationale. Car "Cabane" ou "cabanon" n'ont jamais fait partie du vocabulaire usuel du cousin français. Par petite maison à la montagne ou à la campagne, on entend au Québec "chalet", "cottage" voire "pavillon secondaire" mais, en aucun cas, "cabane". Si dans votre esprit tricolore, la cabane en question, c'est une petite maison au bord d'un lac fait entièrement de rondins de bois comme au temps de Davy Crockett, sachez qu'on n'en trouve quasiment plus au Canada et ce, depuis belle lurette. Je me demande même si elles figurent encore sous forme d'illustrations dans les livres d'histoire québécoise. Certes, de riches propriétaires se sont offerts le luxe de se faire construire un authentique "chalet en bois rond" en mémoire de ces vieilles bâtisses d'antan. Vous pouvez y tomber dessus en surfant sur des sites internet spécialisés dans la location ou la vente immobilière. Mais à quel prix ! Les niaiseurs (plaisantin au Québec) de la Belle Province diront à ce sujet, qu'il n'y a que le pigeon français pour louer ou acheter une "cabane au Canada" ;-)))
Alors par pitié, si lors d'un séjour au pays de l'érable, vous ne voulez pas passer pour un blaireau aux yeux d'un québécois et ainsi, nous, immigrants, nous ridiculiser, évitez de parler de "cabane". De toute évidence, Line s'est méchamment fourvoyée dans ses paroles, plus par ignorance ou souci de la rime que par connaissance du pays.
Cette parenthèse des décalages linguistiques est l'occasion rêvée pour vous raconter un week-end très sympa dans un chalet des Cantons de l'Est. Avec Thomas, notre copain niçois et ses parents, nous avons passé du bon temps dans un environnement exceptionnel. Récit.
Pour le week-end, pardon, fin de semaine, du 6 et 7 juin, nous avons loué
un chalet situé sur la commune d'Adamsville, à 80km, au sud de Montréal. En moins d'une heure, nous nous sommes retrouvés au pied d'un petit massif montagneux où toutes les habitations
disparaissent sous les grands arbres d'une campagne ultra verdoyante. Au terme de notre parcours champêtre, nous attendait un ancien chalet de chasseur entièrement retapé par son dernier
propriétaire. Tout autour, rien que gazon, érables, marécages et la rivière du coin à 50m. Pour nous accueillir, madame merle avec ses petits trônaient au-dessus de la porte d'entrée. Les
cui-cuis de ces derniers, le toc-toc des pic-verts, le crac-crac des écureuils bondissants et le croa-croa
des grenouilles en guise de bienvenue, nous ont immédiatement plongés dans l'ambiance. Côté météo, rien à
redire. C'était soleil, soleil et rien que soleil. Cerise sur le gâteau, dame nature n'était pas en reste. En effet, contrairement à la France et plus particulièrement au sud de l'hexagone, ici
le printemps est à son apogée fin mai début juin. Alors autant vous dire, que tout bourgeonnait et les couleurs rayonnaient à la puissance mille. Dans ces conditions, tout nous a paru magique.
Quel dépaysement !
Au programme de ces 2 jours, il y en a eu pour tous les goûts et pour toutes les surprises. Les amateurs de la pêche ont
brillé par leur panier vide. Les aventuriers du canoë ont pris un sacré coup de soleil en sillonnant le cours d'eau. Les randonneurs ont marché en basket, en tongue, en escarpin et en sandale.
Les fumeurs ont gracieusement offert à dame nature leur cota de CO2. Le sommet de cette virée bucolique fut sans conteste l'exercice du couteau et de la fourchette. Rien d'étonnant à cela, me
direz-vous, pour des Français. Les amateurs de barbecue ont été servis plus que de mesure avec côtelettes de porc et d'agneau, merguez, steaks, saucisses,... et traditionnelles chips
nord-américaines. Chaque repas étaient pris dans le jardin et l'atmosphère ressemblait plus à celle de joyeux campeurs en balade qu'à des résidents de gîte ou d'hôtel. Mais si l'on doit retenir
une préparation culinaire, c'est bien celle du premier souper au chalet. Une méga surprise à mettre à l'actif de Danièle, la maman de Thomas. Elle avait concocté, en secret à Montréal, le jour de
notre départ, des homards frais à l'armoricaine. La famille Trabariès, tous de combine, avait chargé et déchargé dans la voiture, un énorme plat à l'insu des regards indiscrets du trio Imperato.
Résultat des courses de ce tour de passe-passe : une énorme orgie "bouffaillesque". Chaque crustacé de Gaspésie pesait plus d'un kilo et il y en avait un pour chacun d'entre nous, Gianni y
compris. La sauce à base de tomates fraîches en a rendu fou plus d'un. Je crois que les photos se passent de commentaires et résument parfaitement l'ambiance et le laissé-aller des dévoreurs
devant un tel repas de roi.
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Une cadre paisible, les parents, les amies.
Et puis le canoë, les homards rien de bien contrariant tout çà !
Bises
Thomas
Merci et mille fois merci pour ces moments inoubliables ; quelle joie pour nous ce soir à travers votre blog d'être près de vous ; on a l'impression de revivre ce si beau week-end tellement c'est bien raconté et imagé !
On vous embrasse très fort.
Danielle Richard
hé oui ce monde est aussi fait de langue de viper (moi)
portez vous bien mes loulous
andrea
ps: les deux morfales sur la dernière photo vous ont laissé quelque chose a manger?
Bravo pour votre prose bien captivante : superbe trait d'union entre nous...
Annick
Bises toulonnaises aux deux Dom.
Geneviève
Biz
je sais, notre blog souffre cruellement du manque d'infos régulières. Rien de comparable avec le tien. Mais on fait au mieux dans l'espoir de devenir un vrai pro comme toi
Gianni sera content de te revoir et le reste de la Rossi's connection, of course. N'oublie pas qu'il s'en repart le 21 août. Je ne veux pas qu'il devienne un renard du sud du type "Jo la resquille" ou "Nanni le bandit". Un tour de manège ou une glace doit se payer... à juste titre. Cela me fait penser que je dois écrire un sujet sur le principe d'honnêteté entre client et commerçant au Canada. Pour un margoulin de la Côte d'Usure, le comportement des vendeurs est vraiment déroutant. A venir...
Biz à toi et à toute la famille.
je crois savoir que votre gros bébé est de retour au pays
J'espère qu'on vous reverra au pays du sirop d'érable. On s'arrangera pour organiser d'autres sorties inoubliables.
Biz.
PS : j'attends toujours mes merveilleuses recettes méditerranéennes
Une table d'hôte vous attend à 6000km. Il y a toujours des couverts et des assiettes pour les invités surprises.
Biz
Fidèle lecteur parmi les fidèles. Pour ton info, les 2 ogres sur la photo ont jeté un sort aux malheureux homards de Gaspésie. Une chose est sûre : il ne verront plus ni la mer, ni le jour
Au plaisir de te lire et relire vieille "Vipère des Tribulations du Plateau".
Ciao.
Le glouton sanguinaire.
Il y a une erreur sur l'une des photos. Il ne s'agit nullement de Danièle et Richard mais de Meryl Streep et Clint Eastwood. La photo est tirée du film "Sur la Route de Madison" et on y reconnait le pont derrière eux. Merci de verifier vos informations la fois prochaine.
impossible de préserver l'anonymat de mes amis. Rien n'échappe à ton oeil de lynx. C'est bien la belle Meryl Streep et le grand Clint à l'image. D'ailleurs, ils nous ont reçu chaleureusement dans leur chalet. Pour des raisons de vie privée, je suis tenu à ne pas révéler l'adresse exacte de leur maison secondaire. Je vais te faire un aveu. Ils sont vachement sympas. Le plus drôle, c'est qu'ils ont un petit accent niçois quand ils parlent en français
@ très bientôt chez nous.